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Une étude réalisée par le Centre de recherche en comptabilité et en gouvernance CGA-Canada a révélé que la récente crise financière mondiale n’a eu que peu d’impact sur la divulgation d’information en matière de gestion des risques faite par les entreprises non financières canadiennes. Il apparaît, selon cette étude, qu’il aurait été très difficile pour les investisseurs de prévoir la chute des valeurs du marché entre 2007 et 2008 au simple examen des changements dans les risques auxquels étaient confrontées les entreprises non financières canadiennes pendant cette même période.

« Un changement de direction des vents financiers doit nécessairement avoir un effet sur la divulgation d’information sur la gestion des risques », affirme Daniel Zéghal, FCGA, directeur du Centre de recherche en comptabilité et en gouvernance CGA-Canada de l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa. « S’il n’y a aucun effet, il est très probable que l’analyse des risques ne soit pas suffisamment approfondie, ou encore que les stratégies de communication des risques utilisées par les entreprises soient inefficaces. Cette conclusion appelle à la vigilance et nous incite à porter une attention particulière à la qualité de l’information qui est divulguée sur la gestion des risques. »

Les professeurs Daniel Zéghal, FCGA, Michael Maingot, CA, FCA, CGA, et Tony Quon ont examiné l’effet de la crise financière sur cette information, en analysant le contenu des rapports annuels de 2007 et de 2008 produits par des sociétés non financières canadiennes inscrites à l’indice composé S&P/TSX. Quatorze types de risques ont été relevés et la divulgation d’information à leur sujet a été étudiée selon trois critères : le niveau d’exposition au risque, les conséquences des risques et la gestion des risques. Malgré les difficultés financières et économiques qui ont suivi la crise financière de 2008, le nombre total de communications sur les risques n’a augmenté que de 3,6 % de 2007 à 2008. Les changements concernant les niveaux de risques divulgués sont encore moindres. Seules les conséquences des risques économiques et des risques liés au crédit ont augmenté perceptiblement, mais ces hausses n’étaient tout de même que très faibles.

Il est primordial que les investisseurs et les autres utilisateurs externes d’information sur la gestion des risques d’entreprise disposent de renseignements et d’analyses fiables. On encourage les décideurs à porter une attention particulière à la qualité de l’information sur la gestion des risques qui est divulguée.

L’étude a récemment été publiée dans la revue International Journal of Risk Assessment and Management, vol. 16, no 4, 2012, p. 227 – 247.

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